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title: Conseil d'école 06/06/25
author: Drane ac-clermont
date: 22/11/24
tags:
- Conseil d'école
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Compte-rendu de la réunion du conseil d’école du vendredi 6 juin 2025
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## Membres du conseil d’école
### Élu de la ville d’Auxerre
Abdeslam Oucherif
### Enseignant·es
Christine André (enseignante spécialisée du RASED, réseau d’aides aux enfants en difficulté) - Élodie Belaubre (CP à effectifs réduits, excusée) - Laura Bournisien (CE2/CM1 le lundi, également coordonnatrice REP) - Manon Farama (CM2 lundi et mardi, excusée) - Maxime Grudzien (CE1 dédoublé) - Caroline Lantin (CE1 dédoublé, en remplacement de Valérie Masse absente cette période) - Nicolas Mirković (directeur, CM2 jeudi et vendredi) - Mélanie Monnier (CE2/CM1 mardi, jeudi et vendredi) - Florence Musij (CE2) - Cindy Sallandre (CM1/CM2) - Valérie Denolf (enseignante spécialisée coordonnatrice du dispositif ULIS) - Marie-Pierre Taupiac (CP à effectifs réduits)
### Inspecteur de l’Éducation nationale
Christophe Armingeat (excusé)
### Représentantes de parents d'élèves
Sophie Bordes (excusée) - Rachida Bounoi-Haddou (absente) - Marianne Bryard (démissionnaire du fait d'un déménagement) - Myriam El Gaabouby (absente) - Samia Makhloufi (absente)
## Date de la présente réunion
M. Mirković tient à présenter ses excuses pour avoir proposé cette date du 6 juin à la Municipalité, parmi d'autres dates possibles, pour la réunion de ce Conseil d'école ; c'est la date d'une fête religieuse importante qui ne permet pas à de nombreux parents d'élèves d'être présents.
## Répartition des classes en 2025/2026 et organisation pédagogique
### Constitution des classes
Répartition retenue l'an prochain : deux classes de CP à effectifs réduits, une classe de CE1 et une classe de CE1/CE2 à effectifs réduits, une classe de CE2, une classe de CM1, une classe de CM1/CM2, une classe de CM2. Les effectifs sont stables, ce qui devrait entrainer le maintien de toutes les classes de l'école en 2026/2027, dans un contexte de réseau d'éducation prioritaire avec un dispositif ULIS.
Un nouvel enseignant a été nommé en remplacement de Mme Sallandre, qui assurait le remplacement depuis le départ de M. Dechaume et dans l'attente d'une nouvelle nomination. Il s'agit de M. Mathon-Protat, enseignant déjà familier du quartier puisqu'il a travaillé dans ses différentes écoles.
Mme Farama, qui assurait le complément de service de M. Mirković depuis de nombreuses années, ne sera malheureusement pas reconduite sur le poste, le mi-temps étant réservé à un professeur des écoles stagiaire.
### Fermeture d'une classe à l'école maternelle Courbet
Cette fermeture intervient alors que l'école a les effectifs les plus élevés depuis la prise de fonction de la directrice actuellement en poste il y a 6 ans. Par ailleurs, cette fermeture entrainant des effectifs trop chargés, une resectorisation a été proposée entre les écoles Courbet et Renoir. Cela revient à affecter différemment des familles parfois voisines ; avec un possible retour à l'élémentaire Courbet après une scolarité à la maternelle Renoir.
Cette situation est difficile à admettre pour les familles du quartier et les équipes enseignantes.
Par ailleurs, l'inégalité de traitement est manifeste entre deux écoles maternelles strictement identiques, et alors même que l'élémentaire Courbet, qui accueille les élèves de la maternelle Courbet, comporte à présent deux classes supplémentaires par rapport à l'élémentaire Renoir.
L'équipe enseignante aurait souhaité un investissement de la Municipalité pour protester contre cette fermeture.
### EILE (enseignement international de langue étrangère)
La professeure d'arabe (EILE du Maroc) a repris ses cours en deux groupes, en revanche et en dépit des demandes, aucun cours de turc n'est plus proposé. Il en va de même pour certaines demandes occasionnelles concernant l'italien ou le portugais.
## Construction d'une nouvelle école
Depuis la précédente réunion du Conseil d'école, une autre réunion a eu lieu.
L'équipe enseignante a de nouveau insisté sur la nécessité de faire au moins aussi bien que l'existant, notamment en ce qui concerne la taille des classes y compris dites « à effectifs réduits », et les différents espaces de récréation indispensables pour accueillir les élèves de quatre écoles disposant actuellement de 6 espaces différenciés.
## Travaux à l’école Courbet
À la fin de l'année 2024, des capteurs de CO2 ont été posés dans les classes.
Aucun retour n'a eu lieu à ce sujet.
Pour autant, s'agissant de capteurs à lecture directe, il est apparu évident que l'aération matin, midi, soir et pendant les récréations est très largement insuffisante pour maintenir un taux de CO2 acceptable et un air sain.
Le taux de CO2 peut atteindre plus du triple du taux maximal recommandé, avec l'aération recommandée (matin, midi, soir et récréations).
Les conséquences en sont la circulation des virus et des difficultés de concentration.
L'aération doit être beaucoup plus fréquente.
Si cela est possible pendant la période actuelle, c'est très difficile pendant les périodes de chauffage, alors même que la température de chauffe est plus faible depuis plusieurs années - ce n'est pas un problème d'isolation puisque la température était plus élevée auparavant. Si l'on peut comprendre que des travaux avec un système de ventilation adapté (il n'en existe aucun actuellement) ne seront pas entrepris dans une école détruite à échéance de 4 ou 5 ans, il ne reste que la solution d'un chauffage plus élevé permettant une aération fréquente. Actuellement, il peut faire 15 à 18° dans certaines salles le matin.
## Nuit de la lecture plurilingue
Une nuit de la lecture plurilingue, analogue à celle proposée par les élémentaire et maternelle Renoir l'an dernier et proposée cette année par les élémentaire et maternelle Courbet, à l'initiative de Mme Compignie, coordonnatrice du dispositif pour les enfants allophones, a eu lieu le 24 janvier de 17h30 à 20h00.
Le thème national était le patrimoine. Les parents étaient sollicités pour la préparation de plats et boissons. Il s'agissait de valoriser les différentes langues parlées dans les familles, qui sont toujours une chance pour les enfants et l'occasion d'une belle ouverture culturelle.
Les enseignant·es sont très satisfaits de cette soirée, qui s'est déroulée dans une excellente ambiance avec une très forte participation de l'ensemble des familles, une implication de très nombreuses d'entre elles.
## Interventions du CIDFF
Deux juristes du centre d'information sur les droits des femmes et des familles sont intervenues dans les classes, comme cela a été fait l'an dernier, afin de proposer une action de prévention contre les violences et notamment les violences sexuelles faites aux enfants. 160 000 enfants en sont victimes chaque année : « Toutes les trois minutes, un enfant est victime d’agression sexuelle (Rapport de la CIIVISE - Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants), et 2,3 millions de mineurs sont exposés chaque mois à la pornographie (Enquête de l’ARCOM - Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). » (Ministère de l'Éducation nationale).
Le CIDFF a proposé une information aux parents avant et après les interventions.
Ces dernières ont bien sûr lieu dans le cadre de « l'éducation à la vie affective et relationnelle à l’école élémentaire » et sont adaptées à l'âge des enfants, dont nous rappelons ici quelques principes : « elle éduque au principe du consentement et contribue à la prévention des différentes formes de violences, notamment des violences sexistes et sexuelles. Elle contribue au repérage de l’inceste. Elle vise à construire une culture commune de l’égalité et du respect. »
Si de nombreux parents ont réagi positivement à ces interventions, certains ont fait part de leur mécontentement lors du retour des juristes avec les parents en présence de Mme Bournisien, coordonnatrice du Réseau d'éducation prioritaire.
Il ne s'agit en aucun cas d'une éducation à une sexualité active comme ont pu le véhiculer certains réseaux sociaux ; ou encore une éducation à la « théorie du genre » - théorie qui n'existe pas et qui est en réalité une « panique morale » véhiculée par les milieux les plus extrémistes sur le plan politique ou les plus conservateurs sur le plan religieux.
Enfin certains parents vont jusqu'à regretter qu'une telle prévention puisse être proposée à leurs enfants, car ils affirment que leurs familles ne sont pas concernées et qu'il est préférable que leurs enfants n'en entendent pas du tout parler. Nous pouvons apporter trois types de réponses :
- Les violences sexuelles à l'égard des enfants ont parfois lieu à l'insu des parents. Il peut s'agir d'un proche de la famille, d'un entraineur, etc.
- Il est important par ailleurs que des enfants qui entendraient des témoignages de camarades soient correctement informés.
- Une réponse institutionnelle : c'est au programme de l'Éducation nationale, qui s'impose à tous les citoyens.
Cette dernière réponse est importante car certains parents ont exprimé leur souhait d'être prévenus de la date de ces interventions, probablement dans le but d'en dispenser leurs enfants. Nous regrettons de ne pas avoir (encore) réussi à les convaincre, mais cette éducation est obligatoire au même titre que le sont les autres apprentissages de l'école.
## Point sur la nouvelle organisation périscolaire
L’étude du soir et le centre de loisirs sont sur le même site, à l'école Courbet, depuis cette année.
L'idée originelle a semblé bonne au conseil d'école puisqu'elle devait permettre aux enfants de « glisser » plus naturellement et de façon personnalisée, en fonction de la réalisation de leurs devoirs, de l'étude vers le centre de loisirs.
Cette organisation n’a pas tenu ses promesses.
Mme Musij explique explique notamment que le centre de loisirs n’a pas de matériel pour fonctionner correctement. Il est par ailleurs source de confusion pour les enfants de suivre des règles différentes avant ou après 16h25 alors qu'ils restent sur les lieux de l'école.
## PPMS (plan particulier de mise en sureté) et exercices d'évacuation.
Ces plans définissent les comportements à adopter en cas de risque majeur ou d'attentat. L'école Courbet en est doté comme tous les établissements scolaires. Ils donnent lieu à différents exercices en cours d'année, dont certains ont eu lieu récemment.
## Fournitures scolaires
Afin de tenir compte des difficultés économiques importantes de la population du quartier (revenus faibles, chômage important, parents ayant un statut de réfugié…), les enseignant·es de l'école ont décidé de ne plus demander d'achats de fournitures scolaires aux familles, à l'exception d'un agenda que les enfants souhaitent souvent choisir.
Cette décision augmente bien sûr le montant des achats effectués par l'école.
Actuellement, la prise en compte de l'éducation prioritaire dans le budget de fonctionnement octroyé par la Municipalité est de 110 euros par classe. Cela revient à 5,50 € par enfant dans le cas d'une classe d'une vingtaine d'enfants, ou encore 8,50 € dans le cas d'une classe à effectifs réduits (13 élèves).
C'est un montant bien sûr insuffisant pour compenser l'absence d'achats par les familles.
Le Conseil d'école demande à ce que ce montant soit porté au minimum à 20 € par enfant en éducation prioritaire (plutôt qu'une somme allouée par classe), cela afin de maintenir l'égalité républicaine avec les écoles dont les parents peuvent être sollicités pour l'achat de fournitures scolaires.
## La sécurité des enfants lors de l'entrée et de la sortie de l'école
Comme suite à divers problèmes qui ont pu avoir lieu en venant à l'école ou en rentrant à la maison, et à des plaintes auprès de M. Mirković, le Conseil d'école rappelle que ces trajets se font sous l'entière responsabilité des parents. L'organisation de pedibus (un adulte : famille, voisin… responsable de plusieurs enfants pour le trajet à pied) peut être une solution à ces problèmes.